My last week in Fremantle…Autant il y a certains endroits comme Southampton que je n’ai pas eu le moindre malàquitter, autant làj’avoueêtre nostalgique, pas de
doute Freo va me manquer. Semaine relaxante,sympathique et remplie des dernières
choses que je m’étais promis de voir ou faire avant de partir.
Mes derniers bords sur Aquila, avec entre autres Anna, Darren et Mark pour une régate tranquille. Un coucher de soleil
somptueux et une baignade nocturneàCity Beach, avec quelques passes de ‘touch rugby’ (ci-dessus). Une après-midi ‘Caribeean Soca Reggae’àl’atmosphère plus que
chaleureuse ; l’ambiance était au rendez-vous !
Après unété de baignades
rationnées, je me suis dis que les petites méduses devaient avoir quitté les plages, et suis donc retourné me baigner… Mais rien àfaire, ces ‘bloody stingers’ sont
toujours là. Pas vraiment agréable quand ils passent sous le maillot de bain et
attaquent avec encore plus de véhémence pour se sortir de là. Ahhhhhhhhh… Bilan, 1 min 30 sec de baignade, et des marques un peu partout pour encore quelques jours:-(. Plus tranquille, la visite des ‘Shipwreck Galleries’ qui complète le Maritime Museum vaut le détour. Incroyable le nombre de naufrages sur la côte ouest australienne. Des le XVI siècle, des bateaux hollandais, portugais, espagnols sont venus se perdre sur les
récifs qui bordent l’ouest du pays : Fremantle, Abrolhos Island, Ningaloo… Il ne faisait pas toujours bon naviguer dans le
coinàl’époque.
Au milieu de toutça, un ciné, oui, ça m’arrive de temps en temps. ‘Fool’s Gold’, chasse
au trésor moderne version comédieaméricaine… Mais filmédans les merveilleux paysages de Queensland, un avant goût pour le voyageàvenir. Ah oui et j’allais oublier, my last internship report is done ! Fin desétudes,ça fait toujours plaisir, une nouvelle vie démarre.
Pour clôturer mon
séjour, apleasant farewell barbie with the neighbours (barbecue pour ceux qui pensent que je joue encore aux
poupées), dans la pelouse au milieu du bâtiment. Les
ingrédients d’une sympathique soirée ? Une
robuste table de bois si possible construite par vos soins, un bon stock de bouteilles et de bières
fraîches dans les glacières,
saucisses brochettes et steaks sur le grill, un joyeux mélange culturel (Irlandais, Allemand, Slovaque, Australiens, Anglais, Chiliens), et quelques airs de guitare pour
parfaire l’atmosphère. Un chouette façon de
terminer mon séjouràBeaconsfield !
Il ne reste plus que "Farewell drinks tonight", yet to come:-).So good bye Perth, this cheery and welcoming place. Sure, I’ll come back in 8 months, before getting on the plane back to France, but a new leaf is turned over. I’ll leave
you with Bill Bryson and his excellent writing... gives a fair idea of the place.
“There is first of all the delight in finding it there at all, for Perth is far and away the most remote big city on earth, closer to Singapore than to Sydney,
though not actually close to either. Behind you stretch 1,700 miles of insert red emptiness all the way to Adelaide; before you nothing but featureless blue sea for 5000 km to Africa. Why the
1.3 million members of a free society would choose to live in such a lonely outpost is a question always worth considering, but climate explains a lot. Perth has a glorious weather – the kind
that sets the postman to whistling and puts a spring in the step of delivery people. Architecturally Perth has no particular distinction – it is a large, clean, modern city but its sharp and
radiant light makes it a beauty. You will never see bluer city skies or purer sunlight bouncing off skyscrapers than here.”(Down Under, Bill
Bryson)
Pour les questions pratiques de certains, me voila nomade, joignable par email (dépendant des cafés internet), ou par téléphone, mais
dépendant du réseau… (et oui, pas comme en Europe, ici il y a quand
même pas mal d’endroits ou trop peu de gens vivent pour installer un relais).
En route pour Adélaïde, décollage dans quelques heures. Sac pas
encore boucle, soirée prometteuse en perspective, et surement une sieste réparatrice dans l’avion. Le décalage horaire avec la France n'est plus +8h mais+9h30 (Adelaide GMT+10.30).
Je vous en dis plus une fois arrivée !
Dimanche dernier, Carolyn m’a emmenée voir un AFL game (Australian Football
League), compétition nationale d’un sport plus que populaire en Australie. La fin de journée approche, et le train qui nous emmène de Fremantleà« Subiaco » arbore déjà les couleurs des deux équipes locales : ‘West Coast Eagles’ vs ‘Fremantle Dockers’. Etant de Fremantle, inutile de dire que je devais me rallier sans
condition aux ‘Dockers’ si je voulais rentrer intacte de la soirée. Ce sport était initialement une compétition dans l’état Victoria, mais depuis environ 25 ans, c’est devenu une véritable
compétition nationale qui draine des budgets fous et accapare les medias. Les 16 équipes nationales ne commencent la saison qu’en mars, mais ce week-end, un pre-season game avait lieu pour
calmer les fans impatients.
Fremantle Dockers fan, and the team running through their banner
Le stade ‘Subiaco Oval’ se rempli, le soleil commence à s’adoucir, les bières
fraiches abreuvent les fans alors que les joueurs s’échauffent. Carolyn est imbattable quand il s’agit d’AFL ; j’ai eu le droit à une explication détaillée des règles de jeu, des noms des
joueurs, de leur histoire, leur surnom, points forts, taille, poids,âge, etc. Et si ma mémoire était assez bonne, je pourrais presque vous
dire oùils habitent et oùils font leurs courses.:-)
Subiaco Oval, first break of the game
Le jeu est vraiment agréableàsuivre, intéressant mélange de rugby et de football. Le rythme est soutenu, tout le monde jouant avec les mains et les pieds, vers l’avant ou l’arrière. Mais le terrain est immense,
apparemment les joueurs courent l’équivalent d’un marathon lors d’un match… c’est plutôt physique ! Gooitzen, ‘my former collegue’ (he
left the company last week), me dévoilecertaines subtilités du jeu. On
rigole a entendre (subir ?) les remarques et exaspérations de son voisin, je vous laisse imaginer le genre d’énergumène qui vient pour soutenir sonéquipe, et qui
ne fait pas semblant.
Tony, Carolyn, Steph and Gooitzen
Finalement, les Dockers l’emportent 104à60 après une
deuxième partie de jeu un peu plus difficile. But very good evening, and already looking forward to the next game !
Un de mes derniers week-ends à Fremantle, mais qui me laissera de supers souvenirs ; en voila le récit.
J’ai déjà dû vous le dire, les Australiens sont fans de records en tous genres, du plus haut, plus
long, plus large “ce que vous voulez” au monde, ou au moins de l’hémisphère sud. Samedi, il s’agissait de: “One of the biggest Ocean Swim event in the World”, 20 km et
plus de 2000 nageurs. Rien que ça ! J’ai rapidement réalisé l’ampleur de l’évènement quand nous sommes arrivés en face de Cottesloe Beach à 6h30, encore dans la pénombre. Imaginez la mer
en champ de bataille, prise d’assaut par des centaines de bateaux à moteur ou à voile, le ciel balayé des hélicoptères et avions déployant des messages d’encouragement au dessus de nos têtes, et
des nuées de kayaks multicolores prêts à guider leur nageur.
Cottesloe Beach, paddlers ready to start
Ca y est, la première vague de « solo swimmers » vient de partir, de minuscules petites
têtes presque indiscernables dans cette obscurité se frayent un chemin dans cette masse de bateaux bouillonnante. Atmosphère tendue, les yeux scrutent la surface et tentent de repérer au plus
vite leur duo nageur-paddleur ; les skippers sont impatients de quitter cet embouteillage dangereux et stressant. « Choky » s’élance de la plage à 7h45 dans un crawl effréné, guidé
par Kim sur le kayak. Nous les rejoignons après les 1500m, pour amorcer la première rotation… le second nageur saute à l’eau « Choky » remonte a bord, et en route pour 20km de relais.
Swimmers getting ready for the next change ; Philip Rock gate, 1.5km to the finish
Pendant presque 7h30, les “Frequent Flyers” Bill, Ian, Karen et Choky se relaient toutes les
10, 8 puis 6 min. Kim, Rob ou Peter pagaient à tour de rôle en traînant un ruban blanc lesté qui permet de guider le nageur et lui évite de sortir la tête des vagues, (comme des lignes d’eau de
piscine, et plutôt efficace). A bord de notre beau C&C, le reste de l’équipe, Diane un chrono à la main pour donner le rythme, et Steph reconvertie en barreuse de voilier balai. Je commence à
être à l’aise après une soixantaine de largage de nageur à un mètre du nageur sortant, le tout dans la fourchette de 10 secondes donnée par le chrono, puis repêchage du sortant en évitant les
autres bateaux et autres bonnets qui traçaient leur route à nos côtés. Pas de tout repos par moments, mais on s’en est bien tirés.
Late morning, half way of the race
Arrivés à Rottnest, je vous laisse imaginer la fiesta, les bières
bien méritées, les équipes enivrées d’avoir relevé le challenge, le tout dans Thomson Bay qui fourmillait de vie et d’animation. Puis remise des prix dans le soleil de fin de journée ; une
femme arrive en tête en 4h41min en solo, moi je dis chapeau ! Et dire que certains tarés ont fait la traversée en solo, et on fait demi-tour pour rentrer à la nage aussi… 40km de crawl en
une dizaine d’heures… mais vous imaginez !!! N’y a-t-il que les Australiens pour faire ça ?
‘Frequent Flyers’ team celebrating their challenge!
One rule to respect inRottnestIslandbar, but even this one is too difficult... and everyone is barefoot
La soirée avec l’équipe fut extra, apéro dans le cockpit au soleil couchant,
dîner 3 étoiles préparé par Pauline, des verres de vin et de bières pour requinquer les sportifs, puis une partie de cartes endiablée malgré la fatigue. La nuit est calme, l’air encore tiède, les
étoiles et la lune éclairant le ciel. La musique résonne au loin sur la plage, et sur quelques bateaux voisins. Allongée sur le pont, j’essaie de trouver le sommeil… non rien à faire, les 2
‘mates’ du carrés m’entraînent dans leur crise de rire, et la moitié de l’équipe avec. Contre coup de la fatigue ? Quelques verres de trop ? La complicité d’une bande de copains amis
depuis le lycée ? Un mélange de tout ça ? What do you reckon ?
Poker game… or vain attempt to do anything serious
Le bonheur de la croisière en zone tropicale, il n’y a que ça de vrai. Des petits plaisirs
simples comme se réveiller avec le lever du jour, sauter à l’eau pour se rafraîchir, nager vers la plage alors que les premiers rayons du soleil dansent dans le clapot, se balader sur le sable
fin, remonter à bord pour une tasse de thé et partager un breakfast « bacon & eggs » du tonnerre. Puis départ sous voile du mouillage, et retour à Fremantle sous un agréable bord de spi
assymetric, un vrai bonheur ! Je ne fais que rêver de ma prochaine croisière ; plus qu’à trouver une réponse aux questions où? quand ? avec qui ? mais c’est sûr, je pars à la
recherche de quelques opportunités pour la suite du voyage !
Sunset on the coast, the first boats leaving the Island
Thanks Bill for this excellent week-end, and for your amazing yacht! And thanks to everyone for this pleasant team work, for your great sense of humour, and all the
nice memories I’ll keep! More pictures in the photo album.
Il semblerait que certains d’entre vous confondent un stage de spécialisation de fin
d’étude d’ingénieur avec des vacances sous le soleil. Je tiens fermement à démentir cette rumeur car je bosse tout de même. Donc à 3
semaines de la fin de ce stage, il est temps de vous parler boulot.
Je suis donc chez Formation Design systems Pyt Ltd, qui développe des logiciels
d’architecture navale utilisés partout dans le monde: Maxsurf, Hydromax, Multiframe, Ship Constructor pour ne citer que les principaux. C’est une petite entreprise d’une douzaine de personnes, où
l’atmosphère est simple et conviviale. Mon rôle ? Automatiser la génération des rapports de stabilité à partir des résultats du logiciel Hydromax. Parce que quand on conçoit un bateau, il
faut justifier auprès d’organismes spécialisés que le design satisfait tous les critères de stabilité, sinon pas question de partir en mer. Et imaginez que quand un bateau comporte des dizaines
de tanks, autant de cas de chargements différents, et plusieurs scénarios de stabité après avarie, ça vous fait rapidement beaucoup de pages de résultats… Pas question de tout faire à la
main.
A small part of my big input grid
J’ai donc pris en main leur logiciel Hydromax, mais aussi Visual
Basic pour Applications, et grâce a un paquet de lignes de codes, (oui, je reconnais, j’ai fait pas mal de programmation, mais pas
méchante), voilàqu’Hydromax, Excel et Word communiquent pour générer un beau rapport
hiérarchisé contenant ce que l’architecte aura voulu inclure dans ce livret de stabilité.
To give you an idea of VBA script, not really poetic, but efficient
Et pourêtre sur que cette
‘automated spreadsheet’ soit utilisée, il y a aussi un manuel d’utilisation expliquant comment l’adapter aux standards du bureau d’étude, et deux vidéos de marketing et de formation. Le tout en
ligne pour les utilisateurs d’Hydromax. Donc vous voyez, je ne me suis pas tourné les pouces.
Cover of the result
Aller, il est temps que je retourneàmon rapport de stage qui me motive beaucoup moins, et qui a du malàavancer… Thanks again for your mails, chats on msn,
postcards and etc ! Now less than three weeks before the end of the end of my studies, and the great start of this trip !!! Wouhou.
Steph
Vendredi dernier, c’était « Torchlight Visit of Fremantle Prison ». A la lumière de nos lampes électriques, nous avons arpenté ces bâtiments encore emprunts d’une
atmosphère froide et lugubre. La prison a été créée lors de la création de la « Swan River Colony » en 1829, pour accueillir tous les prisonniers expulsés d’Angleterre et transportés à
l’autre bout du monde ; et n’a été fermée qu’en 1991 ! Difficile d’imaginer qu’il y a moins de 20 ans, une violence terrible régnait encore entre ces murs, que les détenus n’avaient
pour sanitaires qu’un sceau dans leur cellule, que les gardiens devaient faire face a des être devenus à moitié fous… Je vous rassure, nous n’étions pas seuls, mais avec un guide au sens de
l’humour aiguisé, qui a su nous plonger dans cet autre monde.
OK, not really credible as convicts...
Samedi, programme un peu plus réjouissant avec une journée de régate sur Aquila, et son équipage convivial. Il faisait lourd et chaud, 36°, et heureusement que la brise a fini par
se lever. Quelques cafouillages avec les drisses qui s’envolent et une balancine qui termine en tête de mât… mais nous finissons en tête ; enfin, sous réserve que
l’on ait effectivement laissé une bouée à bâbord et non tribord, protestation dans l’air. Retour au port, bières fraîches, Jeff se jette même à l’eau dans la marina tellement il faisait
chaud.
Aquila crew : From left to right, Jeff, Tony, Peter, Darren, Andy and Roger (and I took the poicture :-))
Suite de la journée au bar du yacht club, Andy quitte Perth mardi pour découvrir le reste du pays avec son camping car, vous comprenez qu’il fallait fêter ça. Un grand voyage pour
lui aussi, et j’espère le recroiser prochainement à Adelaide ou quelque part en Queensland. Mémorables heures en compagnie d’une partie de l’équipage, autour de pas mal de verres, à discuter de
pas mal de choses.Jeff, after all your Ocean Races, see you in France for the next Big Boat Series, et cheers Andy, have a good trip mate!
Roger and Jeff dicussing the protest (well, yeah, and drinking at the same time)
- Lifestyle,sincèrement vivre à Freo ou en Western Australia est extra. Commencer tôt et sortir du boulot tôt pour profiter de la plage, ou aller naviguer. Ne voir personne courir entre une
rame de train et un bus. Discuter avec n’importe qui dans la rue ou dans un magasin. Vous avez déjà fait vos courses avec des gens qui s’arrêtent pour vous dire qu’ils se sont fait un morceau de bœuf délicieux la veille et qu’ils hésitent sur ce qu’ils cuisineront ce soir ? Apparemment ce n’est pas forcément pareil dans les autres états
d’Australie, reste à voir les grandes villes et la côte ouest.
-The weather in Freo, idyllique. 3 jours de pluie en 3 mois, un bon deal non ? OK, je l’avoue, on a eu quelque
jours entre 40 et 44 deg qui vous accablent et coupent toute motivation. Mais c’est pas souvent ; la plupart du temps la fameuse brise de mer vient rafraîchir l’après-midi. Par contre, gare au soleil, et mieux vaut adopter rapidement le Slip-Slop-Slap pour ne pas
finir avec un cancer de la peau ; OK, je traduis, la première fois ça laisse toujours perplexe :
« slip on a shirt, slop on sunscreen, and slap on a hat » !
- BBQ ou « Barbie »en libre service dans les parcs et au bord des plages. Comme
ça les odeurs allèchent tout le monde. Festif, convivial et en général synonyme
d’un bon diner !
-Fauna and flora, arbres centenaires un peu partout, des oiseaux multicolores dans les rues, des ibis en tous genres
le long de la Swan River, des fragrances de frangipaniersàvous faire tourner la tête au réveil...
-Wonderful diving,surement de quoi devenir accro, avec ces raies, poissons multicolores, hippo-
campes, etc. De fortes chances que je continue tout autour du pays.
-Les jours fériésqui tombent le week-end sont d’office reportés au lundi J.
- Et bien sûr, la plage ! Matin, midi, soir suivant vos envies. Here is the last picture of an envening swim in City Beach with Darren's giant thong !
And not that great :
-Les stingers au bord des plages. Des saloperies de petites méduses d’une 20aine de cm qui n’hésitent pas à brûler la
beau. Pas moyen de se baigner tranquille, je me suis fais avoir plus d’une fois, et croyez le si vous voulez, mais je deviens réticente sur les baignades en face de chez moi…:-(
-100m de queue pour attendre un taxiles vendredis et samedis soir, ça décourage un peu de sortir. A moins d’avoir
son fidèle vélo en sortie de soirée, mais à ses risques et périls (y’en a qui se reconnaîtront, je ne donne pas de noms)
On a funny note :
-Toutàl'envers !La conduite à gauche, c’est bon, après 1 an en Angleterre
je m’y suis fait. Disons qu’à vélo c’est facile, mais ca devient beaucoup mois évident en voiture quand il s’agit de changer de vitesse avec la main gauche, et que je déclenche les essuie-glaces
a chaque fois que je veux utiliser les clignotants. Les serrures aussi ont perdu la tête, elles sont systématiquement inversées. Il y a aussi l’eau qui tourne en sens inverse dans les éviers, mais là il y a une excuse physique acceptable, on est dans l’hémisphère
sud. -Drive through bottle shop, nouveau concept, c’est comme au macdo, plus besoin de
descendre de voiture pour ses bières…
-Dès qu’on sort de Perth et de sa banlieue, les chauffeurs de voiture et de camions sont courtois et se font signe sur la route. C’est un
peu comme en mer, on croise tellement peu de gens qu’on veut marquer le coup.
-‘Legs crossing’ : Ils mettent des panneaux partout dans les rues, et il parait qu’il faut faire attention… Mais
je n’en ai encore jamais vu. Enfin c’est marrant, et il m’aura quand même fallu trois mois pour m’y habituer. Vous avez meme droitàla photo
!
On en reparle dans 6 mois, vous croyez que j'aurai changé d'avis ?
Samedi, grosse journée, c’était « Australia Day », l’équivalent de notre 14 juillet. Et comme ici les jours fériés qui tombent pendant un week-end sont automatiquement reportés au lundi,
et bien pas de boulot pour aujourd’hui ! J’aime assez le concept, et ça me permet de vous raconter mon week-end.
Je vous laisse deviner que samedi fut festif, pour ma part une agréable journée de voile entre Fremantle et Rockingham, avec une bonne bande de rigolos sur « Aquila ». Nous étions 9 à
bord, parce qu’après tout ce n’est pas une grosse régate, et plus on est de fous plus on rit. La ligne d’arrivée franchie, nous prenons un coffre à 30m de la plage sous un soleil magnifique et…
il est temps de passer aux choses sérieuses, c’est Australia Day, ça se fête. Les bières sortent de la glaçière progressivement, les blagues vont bon train, et nous descendons finalement à terre
pour déjeuner, papoter, hisser le drapeau australien au mât du yacht club, et… recharger la glaçière. A propos du drapeau australien, vous saviez que les étoiles représentent la fameuse
constellation « Southern cross » ? Non, parce que j’ai quand même mis trois mois à m’en rendre compte…
Australian flag with the well know southern cross
Nous repartons en milieu d’après midi, et après quelques soucis qui nous vaudront d’avoir complètement déchiré un ski, et de s’être à moitié échoué sur le fond sableux… (les bières étaient-elles
trop nombreuses ?) nous regagnons Fremantle un peu plus humblement sous génois, mais tout de même à 12 nœuds. Et en finissant la glaçière J. Thanks Roger, Jeff, Kimbra, Andy et tous les autres, il faudra que je revienne pour un 2ème Australia Day comme
celui-là !
FishingHarbouris crowded with people wearing
the Australian flag, tattooed
with the Australian flag, or waving it above their heads.
La deuxième partie de la journée commence alors, direction le petit port autour duquel les restaurants, fish & chips et vendeurs de glaçe se
frottent les mains. Je suis avec ma colloque Shannon et une amie à elle, nous déambulons le long du port alors que la nuit tombe. Un concert accompagne le feu d’artifice qui vient de démarrer
alors que tout le monde agite ses drapeaux australiens. Beau spectacle, atmosphère chaleureuse, il y a tellement de gens dans les rues, assis dans l’herbe, le parc voisin est bondé.
Waiting for the fireworks. Nathalie,Shannonmy
flatmate and me
Mais au fait, j’ai oublié de vous dire… Australia Day commémore l’anniversaire du déploiement du drapeau britannique en 1788, à Sydney Cove, où le port de Sydney se situe aujourd’hui. James Cook
avait pris possession du continent 8 ans plus tôt, et en ce 26 janvier 1788, la première colonie britannique fut créée sur la côte ouest par le Capitaine Arthur Phillip. Pas très glorieux, il
s’agissait d’une colonie pénitentiaire destinée à accueillir les prisonniers dont l’Angleterre ne savait pas quoi faire. La première expédition a donc fait un demi tour du monde pour débarquer
700 prisonniers en cette date, en espérant pouvoir constituer une colonie autonome sur ce nouveau continent. La déportation des convicts prendra fin en 1852, soit plus de 150 000
personnes transportées à l’autre bout du monde. Mais n’allez pas croire qu’il s’agissant de dangereux criminels, la plupart d’entre eux avaient uniquement volé une pomme ou un morceau de tissu
sur un étalage, et se retrouvaient sur une terre inconnue et hostile à l’époque ; autant dire que le prix à payer était fort… Je pense qu'il s'agit plus de célébrer la première colonie que
l'arrivée des détenus, mais avouez que ça reste tout de même surprenant.
Sur ce, je ne vais pas tarder à aller à la plage, je suis en vacances et il faut bien que j'en profite avant demain !
Pour les curieux, et ceux en quête de
dépaysement, voilà la suite de cette exploration de la faune et la flore australienne. Il y a encore des noms qui m’échappent pour ces photos, mais c’est pour le plaisir des yeux.
Pour les oiseaux et les échassiers en tous genres, pas besoin d’aller très loin,
il suffit de se balader le long de la Swan river, avec, il faut l’admettre, une jolie vue sur Perth.
Black Swan, the emblem of Western Australia, and an Australia White Ibis
Hey, isn’t it almost the contours ofAustraliain the foliage?
Du côté des fleurs, il y a ces majestueux frangipaniers qui trônent devant les
maisons et embaument les allées. Mais les fleurs sauvages abondent également… impossible de connaître tous les noms, j’ai renoncé quand on m’a dit qu’il y avait plus de 10000 espèces de plantes
seulement dans l’état de Western Australia... Alors si en plus il faut refaire la base de donnée quand on va sur la côte est, on n’a pas fini !
Frangipani Passion, Frangipani White Star? Any favourite?
Banksias; slightly fading away, I admit
Probably another kind of banksias, and a lovely unknown twisting flower
Famous Grasstree from its aboriginal name, very slow to grow, this one is about 200 years old !
Quant aux animaux, voici un goanna, et encore de jolis oiseaux que l’on croise dans les rues de Freo.
Goanna, with a bigger head than a lizard,
and longer too
Parrot? Or not?
Je ne vous donne pas tout d’un coup, et garde la suite pour bientôt. :-)
Enjoy your week-end and chill out under the sun or around the fireplace.
I love that. Going diving. Jumping
into the water and leaving the surface to enter in another world of softened light, so calm and peaceful. A magical dimension where the motions are naturally slowed down to merge with the
environment. You find yourself following the sea plants dancing with the surge, kicking against the current, turning around freely in 3 dimensions. Where you can admire the beauty of the marine
like, the colours of the sea stars, fishes, plants and corals, or hover head down to look into a small black cavity: who knows, there may be one of these crayfishes in it ! And the rewards are
even bigger when you locate a lionfish hiding into its cave, or these big stingrays waving so elegantly above the sea bed and around you… A real delight.
Et voilà un beau week-end de plongée dans l’Océan indien ! Une plongée sur Robb jetty au sud de
Fremantle, ou plutôt sur ce qu’il en reste, une autre dans la ‘Swan river’ où l’on ne voyait pas à 1m devant nous (un peu stressant de ne pas pouvoir s’orienter autrement qu’avec le compas, au
milieu de 2 ou 3 nœuds de courant), puis deux superbes plongée à Rottnest Island. En voici un aperçu :
Biscuit star, nice isn't it ? (http://school.maths.uwa.edu.au/homepages/adrian/scuba/logs401-500.html)
“Cigar Cave”, North of Rottnest Island:
Le zodiac s’arrête au dessus du site dont le nom s’avère sympathique, à environ à 1 mile au nord de Rottnest. Quelques vagues secouent le RIB, nous nous préparons rapidement ; nième
vérification, j’ai tout, combinaison, poids, BCD, Tank & co, palmes, masque et tuba, ardoise et couteau… La préparation est toujours un peu longue, mais l’imminence de la plongée se fait
sentir, l’excitation nous gagne. Floooops, OK, me voilà dans l’eau, suivie par mon buddy (binôme), en avant toute ! Nous descendons tranquillement le long du mouillage, 5m… 10m… 15m… ça y est, la
première partie du reef est sous nos palmes. Nous continuons en suivant la pente, observant de loin le mélange des coraux, plantes et poisons sous cette lumière tamisée. 27m, le reef se termine
sur un banc de sable blanc, et l’exploration commence. 20min au fond, assez de temps pour profiter du spectacle, avec notamment un superbe lionfish blanc caché dans une crevasse, et 4
‘crayfish’ de bonne taille (sorte de homard, mais sans les deux pinces principales). Nous les observons de trop près à leur goût, ils se renfoncent dans leurs cavités rocheuses de peur de finir
sur le barbecue…
Nous remontons calmement, au rythme des respirations et des bulles d’air qui s’échappent vers la surface. Arrêt sous le bateau pendant quelques minutes, avant de refaire surface ; et bien en
voilà un bon début de journée !
Nice crayfish, but it remains hidden into its cavity, probably afraid to end up on the barbie
Beautiful lion-fishes, but be careful not to
touch them !
“City ofYorkWreck”,North-West ofRottnestIsland:
Deuxième plongée de la journée, sur une épave datant de 1899, que la vie sous-marine s’est complètement appropriée. A peine trois minutes que nous sommes sous l’eau et voilà deux énormes ‘Smooth
Stingrays’ qui viennent tourner autour de nous et nous escortent quelques instant. J’ouvre grands les yeux, ravie de profiter de leur présence si gracieuse ; leurs ailes ondulent calmement,
elles semblent voler dans l’eau, planer au dessus des roches ou du sable, ralentir et accélérer à leur guise. Je ne sais pas trop où sont leurs yeux, ni comment elles nous perçoivent… Ces raies
sont imposantes, pouvant atteindre 4.3m de long et 350 kg, oui, mieux vaut les respecter ! En parlant de ça, on apprend quand même à la surface que ces stingray ont une épine venimeuse au milieu
de leur queue, “which is capable of inflicting severe or potentially fatal wounds” (…). C’est comme le lion-fish de ce matin, il fait partie de la famille des ‘scorpion fish’, et a des épines
venimeuses qui blessent profondément (…) Mais en dehors de ça, on plonge en toute sérénité à 30 cm de ces bestioles. Sympathique pays non ?
Et l’épave dans tout ça ? Ce bateau transportait du bois depuis San Francisco jusqu’à
Fremantle…, avouez que c’est quand même stupide d’échouer si près du but... 12 hommes on péri dans ce naufrage, et devinez ce qu’on trouve au fond : une pierre portant une plaque
commémorative installée là pour les plongeurs :-). Il faut quand même savoir qu’elle est là, car au bout de 15 jours les micro-algues l’on déjà recouverte, et il faut la frotter légèrement
pour lire les inscriptions. Toujours est-il que je n’ai jamais vu ça ailleurs ; sacré pays oui !
The live show is matchless, but this video may give an idea of what it feels like
Voilà, deux superbes journées qui donnent envie d’aller plonger plus souvent. Il va aussi falloir que je trouve un binôme avec une consommation d’air similaire à la mienne… autrement je fais
systématiquement surface avec 110 bars dans la bouteille… un peu frustrant quand même.
Je remets ça mardi soir pour une plongée de nuit, j’ai hâte !
Esperance – Albany, 2ème tronçon. Encore pas mal de route, vers l’ouest cette fois.
La végétation rase et les dunes ont remplacé les quelques arbres présents à Esperance. De temps en temps, une route part sur la droite à angle droit ; pas question de tracer un chemin plus
long que nécessaire dans ce crazy pays. Encore quelques heures, et la forêt reprend ses droits, nous voilà dans Porongurup National Parc. Sous un ciel grisâtre et humide, nous marchons au milieu
de ces Karri trees marqués par le feu. L’écosystème est bizarre ici, les arbres ont besoin des feux de forêt pour se développer et libérer leurs graines trop soigneusement protégées. Du coup on
les brûle régulièrement, en contrôlant ces ‘bush fires’. Regardez ce qu’on trouve, une roche en suspens prête à basculer dans le vide, Bip Bip le coyote était-il australien ? Encore quelques
cailloux à escalader, et nous voilà en haut de Castle Rock, avec une vue brumeuse sur la vallée.
The Balancing Rock, 2 hands for 170 tonnes of granite ! Believe it or not, no Photoshop…
Albany est entouré de baies, de collines et de plage. Belle lumière sur Princess Bay au petit matin. Là encore, la nature joue avec les éléments pour créer un pont de granit
sous lequel les vagues viennent se briser, une faille de 15m à pic dans la mer, et ces surprenants « Blowholes ». Le vent et le swell se combinent et s’engouffrent dans cette fine
cheminée naturelle cachée sous le granit. Nous ne voyons rien, seulement une petite ouverture anodine, qui vous hérisse les cheveux sur la tête à intervalles réguliers. Digne d’une soufflerie, et
surprenant quand on ne sait pas ce qu’il va se passer !
Princess Harbour Bay, Albany
Surprising Blowholes! When the sea and the wind are right,
its like a natural windtunnel blowing at the wave frequency
Albany– Pemberton, 3ème tronçon.Welcome to the Valley of the Giants, uneforêt d’Eucalyptus « Red Tingle Trees » aux périmètres hors normes, aux troncs toujours creux qui vous
accueillent à bras ouverts, même pas besoin de baisser la tête pour y rentrer.
Inside a Red Tingle Tree, they are so wide!
Et après ça direction Pemberton, toujours dans la forêt. Certains des plus hauts eucalyptus étaient
autrefois utilisés pour surveiller les feux de forêt, la vue depuis leur cime offre une sacrée visibilité. Allons voir… Nous sommes quelques uns à attaquer les échelons plantés dans le tronc de
ce « Karri tree ». Nous tournons et montons cet escalier sans trop regarder en bas. La première plateforme est à 25m au dessus du sol, la dernière à 75m… au dessus du reste du
paysage ! Woooouuhaooou. La vue est magnifique, je vous le dis, le calme n’est troublé que par le vent que nous balance légèrement, et par les oiseaux, des « swifts » et des
« parrots » qui chantent gaiement. Et si on passait la nuit là ?
The fire-tree, 75m high. The last level is 10m above the picture’s top platform… Now let’s climb it !
Better not to be afraid of heights
So nice to be up there, above everything
Et le réveillon du nouvel an? Peu commun, passé dans un petit
chalet en bois au fin fond de la forêt, à plusieurs heures de route d’une couverture téléphonique, comme ça au moins on est tranquille! Les plantations de Blue Gum Tree nous entourent Nous
avons un feu de cheminée, un barbecue et un superbe ciel étoilé, que demander de plus. Et l’avantage c’est qu’au petit matin, les kangourous sont un peu partout ; et voilà, ça c’est coché,
j’ai vu mes premiers kangourous en liberté.
Early morning, ideal time for kangaroos
Pemberton – Perth, 4ème tronçon. Margaret River et sa région sont plus peuplés. Les vignobles et productions de
produits régionaux abondent, alors matinée dégustation de vin et de chocolat, et pourquoi pas? Les grottes de Yallingup méritent le détour, les cristaux sont si fins et élégants… même un
passage dans un tunnel en rampant… je vous l’ai dit, les Australiens aiment ce qui est ludique. La fin du voyage approche, nous roulons vers le nord, avec un arrêt baignade pour plonger depuis
la célèbre jetée de Busselton, tout de même la plus longue jetée de l’hémisphère. Ca aussi ils aiment bien les Australiens, collectionner tous les records possibles des plus longs, plus hauts,
plus grands n’importe quoi. Enfin pas étonnant dans un pays pareil !
Bilan de ce petit voyage, 2300 km, des paysages magnifiques, des baies à couper le souffle, 350
photos après une difficile sélection, de bonnes rigolades avec le groupe, des baignades donc je me souviendrai toute ma vie, des balades aux pieds et aux cimes des arbres… Et j’ai enrichi ma
connaissance des arbres et plantes du coin à 500% (ok, pas dur, je savais pas grand-chose au départ) ! J’ai tellement hâte de voir le
reste de l’Australie maintenant…
Now back to work…7 weeks to go before the end of my internship, time is going by too quickly, I don’t want to leave Freo ! I still have nice week-ends in my plans… I’ll
tell you about it soon.
:
Quelques récits de voyages pour faire découvrir des paysages, vivre des atmosphères, rencontrer des cultures et apprécier des choses simples. En route pour l'Australie, la Nouvelle Zélande et le Pacifique.
<a href="http://www.coteblog.com/blog/escale-australienne_14313.html" title="Ce blog a été selectionné par Côtéblog"
target="_blank"><img border=0 src="http://www.coteblog.com/_logo/logo_coteblog.php?blog=14313" /></a>